Cercle Guimard

Le Cercle Guimard a pour objet la promotion auprès du public et des autorités concernées de l’architecte et décorateur Hector Guimard (1867 - 1942) en particulier et de l’Art nouveau en général.
En ce sens, le Cercle entend mener des actions pour la sauvegarde d’archives ou d’édifices menacés, encourager et soutenir la publication d’ouvrages ainsi que l’organisation d’expositions sur l’Art Nouveau dans le monde.


Actualités

Mobilier de la Mairie du Village Français de 1925

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Les deux chaises

Fort heureusement, les recherches sur Hector Guimard réservent encore des surprises. Il est un domaine essentiel dans l’œuvre de l’architecte où beaucoup reste à dire et autant à découvrir : les meubles et la décoration intérieure.

Ainsi des travaux récents et approfondis sur la Mairie du Village Français, œuvre principale de Guimard pour l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs en 1925, ont permis de faire une découverte très intéressante : deux chaises en chêne du bureau du maire viennent d’être identifiées.

Acquis il y a quelques années auprès d’un antiquaire par un passionné d’Art nouveau intrigué par leur silhouette, ces meubles n’avaient pas livré leur origine.

Il y a quelques mois les deux chaises ont changé de propriétaire et une photo est venue apporter la preuve qu’elles provenaient bien de l’édifice imaginé par Guimard.

Cette découverte est importante à plus d’un titre : tout d’abord, cela améliore notre connaissance de cet édifice assez singulier et relativement négligé par les amateurs de notre architecte-décorateur préféré car jugé moins intéressant que ses créations d’avant-guerre.

Détail d'un dossier

Détail d'un dossier

À ce jour, seules deux photos quasi identiques de l’intérieur sont répertoriées (voir une photographie répertoriée par la réunion des musées nationaux). Elles diffèrent cependant sur un point essentiel : seule une des vues montre trois (!) dossiers encadrant le bureau du maire.
Ainsi donc, la paire de chaises destinées aux collaborateurs du Maire était accompagnée d’une troisième ou plus probablement d’un troisième siège car l’on peut imaginer aisément que le maire siégeait plutôt sur un fauteuil. La photo en question nous montre bien que ce dernier se différenciait de nos deux chaises par un écusson décoré, signe évident de son rang.

Qu’est-il advenu du fauteuil ? A ce jour, nos recherches n’ont pas permis de le retrouver.

Mais par dessus tout, nous pensons que l’intérêt de ces meubles réside dans le fait qu’ils sont un exemple unique de mobilier tardif dessiné par Hector Guimard. N’avait-on pas coutume de dire, faute d’exemples, que la Première Guerre mondiale marquait la fin de la création mobilière chez Guimard ?

Il est évident que la date et leur fonction spécifique (meubler une mairie « fictive ») expliquent un dessin moins séduisant que nombre de ses créations d’avant-guerre. Certes les courbes et nervures sont simplifiées, les détails moins travaillés… mais après tout n’avons-nous pas changé d’époque ?

Ces chaises, même si elles restent probablement une exception, démontrent que Guimard, au milieu des années 1920, n’avait pas abandonné ce principe si cher à ses yeux : la décoration intérieure et la création mobilière étaient bien les prolongements naturels et évidents de son œuvre architecturale.

Rappelons qu’en 1925 nous sommes au cœur de la période Art Déco… Guimard, à travers ces meubles, réussit encore à faire du Style Guimard.

Nous profitons de l’occasion pour annoncer que la participation de Guimard à l’Exposition de 1925 fera très prochainement l’objet d’une publication détaillée sur le site de l’association.

Hector Guimard
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Police de caractères utilisée par Guimard

Le Style Guimard - Carte n° 17

Le Style Guimard - Carte n° 17

Dans le cercle des admirateurs de Guimard, on se demandait depuis longtemps quel pouvait bien être le nom de la police de caractères employée par Guimard pour sa série de cartes postales « Le Style Guimard » éditée en 1903. Ce petit mystère vient enfin d’être levé grâce aux recherches de notre ami Bruno Riboulot qui l’a retrouvée à la bibliothèque Forney dans un catalogue de la fonderie Peignot et qui nous livre quelques commentaires à son sujet.

La rareté des catalogues de spécimens de caractères typographiques de la Fonderie Générale de caractères français et étrangers, dirigée par Charles Beaudoire, est probablement la cause de cette perte de vue momentanée. Attestée dès 1898 dans un de ses catalogues [BNF, Rez de jardin, magasin, RES P-Q-793] sous le nom de Babyloniennes appellation qui ne changera plus cette fonte sera très populaire en France et dans les pays limitrophes. Elle est utilisée dans de nombreux travaux d’impression de ville (cartes de visite, menus, publicités) et titrages de journaux. En 1911 la Fonderie Générale est reprise parPeignot et Cie, autre fonderie de caractères concurrente, qui reprend les Babyloniennes sous son enseigne, ainsi que quelques autres typographies de l’ancien établissement, et continue de les proposer à la vente pour tous les imprimeurs intéressés. C’est dans un catalogue non daté, publié entre 1911 et 1914, que les Babyloniennes apparurent à  Bruno Riboulot et que leur cheminement put être reconstitué à rebours.

Bibliothèque Forney, Collections Forney, Réserve Peignot, RES PEI 101.

Bibliothèque Forney, Collections Forney, Réserve Peignot, RES PEI 101.

L’auteur ne semble pas clairement identifié, certains pensent à Beaudoire lui-même. Leur nom illustre l’habitude de cette fin du 19e siècle d’emprunter celui d’un pays ou d’une ville lointaine pour donner à ces caractères typographiques une couleur exotique. De nombreuses autres fontes à tendance Art nouveau, classées dans des chapitres ayant pour titres Caractères nouveaux, Caractères modernes ou Caractères fantaisie, s’appellent ainsi Canadiennes, Mexicaines, Péruviennes, Tunisiennes, Algériennes (présentes aujourd’hui encore dans la catalogue typographique de nombreuxs ordinateurs sous le nom anglicisé d’Algerian), Mauresques, Vénitiennes, Moscovites, Norvégiennes, et même Transvaaliennes !

Aucun rapport formel, bien-sûr, avec les véritables formes d’écritures historiques de ces pays…

Le Cercle Guimard
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Welcome to the english version

En travaux… Work in progress!

Veuillez nous excuser pour cette fausse alerte. La version anglaise du site sera prochainement mise en ligne.

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Retour sur l’exposition « Promenade dans l’Art nouveau »

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L’exposition Promenade dans l’Art nouveau : de Guimard aux Nachbaur s’est terminée le 19 septembre.

expo-dsc_4216Durant deux semaines, un millier de visiteurs a pu admirer les cartes postales, les documents, les objets et les pièces de mobiliers exposés par le Cercle Guimard. Ainsi, plus de 150 témoins des années 1900 présentaient un tour d’horizon de ce que fut l’Art nouveau en France, et replaçaient Nogent dans le contexte architectural de cette période inventive. Rappelons que la Ville de Nogent-sur-Marne possède un riche patrimoine Art nouveau, en grande partie réalisé par la famille Nachbaur (Georges, le père, et ses 2 fils) et Georges Damotte. Nogent est également liée à Guimard par le fait que la Ville possède l’entourage d’accès de la station de métro George V (voir l’actualité du1er août 2010), actuellement en attente d’une inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques pour une réinstallation programmée sur l’espace public nogentais.

expo-dscf1296L’exposition présentait tout d’abord, par des cartes postales anciennes, un échantillonnage des constructions Art nouveau en France, que ce soit en Province, en Ile-de-France ou à Paris. Une série de 11 photographies grand format (façades ou détails du patrimoine nogentais) ainsi qu’un plan de la ville dénombraient les façades Art nouveau toujours présentes dans le tissu urbain local. L’œuvre d’Hector Guimard était ensuite mis en avant, notamment par l’exposition des cartes publicitaires « Le Style Guimard » éditées par l’architecte en 1903, mais également par des vues des pavillons disparus du Métropolitain. Des pièces de mobilier de l’Ecole de Nancy une porte, une chaise et une sellette d’Eugène Vallin, ainsi qu’une banquette d’Emile André –, des exemplaires des revues Art et Décoration, La Revue d’Art, Cocorico comportant des dessins de Mucha ou Kupka et quelques objets dont un cache-pot Fives-Lille, des chiffres en fontes et des poignées de porte dessinées par Guimard, complétaient l’exposition pour illustrer l’expression de l’Art nouveau dans tous les arts décoratifs.

expo-dscf1309La RATP, également partenaire de l’événement, avait mis à disposition deux éléments en fonte : un écusson et un cartouche d’entourage des entrées du Métropolitain, ainsi qu’un tirage photographique du projet d’édicule pour la station Tuileries.

Lors du week-end des 18 et 19 septembre, les membres du Cercle Guimard ont accueilli et renseigné les curieux, néophytes comme spécialistes, venus nombreux de Nogent ou d’ailleurs. Ces moments ont offert de riches échanges, ouvrant peut-être des perspectives de futures collaborations.

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À noter que les personnes ayant suivi les visites guidées organisées par la Ville de Nogent, les matinées des 18 et 19 septembre ont pu découvrir quelques fontes Guimard ornant une façade de la rue Jacques Kablé.

À cette occasion, le Cercle Guimard a adapté au contexte nogentais son exposition Album d’un collectionneur en opérant une nouvelle sélection de documents. Devant l’engouement du public et souhaitant prolonger cette expérience, il reste ouverts aux propositions.

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Exposition « Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur »

Promenade dans l'Art nouveau

Promenade dans l'Art nouveau : de Guimard aux Nachbaur

Après l’hôtel Mezzara et le musée Horta, le Cercle Guimard présente à nouveau son Album d’un collectionneur, lors de l’exposition Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur organisée par la ville de Nogent-sur-Marne du 4 au 19 septembre.

Le Cercle Guimard exposera quelques 120 cartes postales anciennes sur le thème de l’architecture Art nouveau en général (Paris, Ile-de-France et province) et du Style Guimard en particulier (cartes postales publicitaires, villas, immeubles et métro). Deux éléments en fonte du métropolitain et des reproductions de croquis, prêtés par la RATP, seront également exposés.

Le style Art nouveau, dans les domaines du graphisme, du mobilier et des arts décoratifs, sera illustré par quelques exemples représentatifs (revues, planches de recueils spécialisés, mobilier). Par le biais des photographies grand format de Mathieu Génon, l’exposition fait le lien avec le patrimoine architectural de Nogent, très marqué par les réalisations des architectes Nachbaur (le père et ses deux fils) et Georges Damotte.

Des membres du Cercle Guimard seront présents lors des Journées du Patrimoine les 18 et 19 septembre. N’hésitez pas à venir les rencontrer.

Le Cercle Guimard tient à remercier M. Jacques JP Martin, maire de Nogent-sur-Marne, et le service communication représenté par sa directrice, Mme Monique Falempin.

Promenade dans l’Art nouveau, de Guimard aux Nachbaur
Carré des Coignard (voir le plan)
150 grande rue Charles de Gaulle
94130 Nogent-sur-Marne

Entrée libre
Du mardi au vendredi de 15 h à 19 h
Samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h

Accès :
RER E : gare Nogent Le Perreux (à 300 m)
RER A : gare Nogent-sur-Marne, puis bus 114 ou 120 (arrêt Marché)

Le Cercle Guimard
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L’entourage de la station George V

Comme le savent les connaisseurs des ouvrages du métro de Guimard, l’entourage de la station George V se trouve aujourd’hui, démonté, au sein des réserves municipales de la ville de Nogent-sur-Marne.

Station Alma - 1900

La station Alma en 1900

Cette station est ouverte à l’exploitation le 13 août 1900 et s’appelle alors station de l’Alma. Implantée du côté des numéros impairs de l’avenue des Champs-Elysées, elle fait partie du premier chantier du métro, ouvert entre le 19 juillet et le 13 décembre 1900, qui comprend la ligne 1 ainsi que les deux petits tronçons des futures lignes 2 et 6. Parmi ses ouvrages d’entrée et de sortie, tous confiés à Hector Guimard, on compte 12 entourages découverts à écussons (par opposition aux édicules A et B et aux pavillons de places de l’Etoile et de la Bastille). En octobre 1900, au sein d’un article de la revue l’Art Décoratif, l’entourage de la station Avenue de l’Alma bénéficie d’une belle reproduction photographique où l’on voit son portique provisoire en bois. Les portiques définitifs ne seront en effet mis en place que dans le courant de l’année 1901.

Ces entourages découverts sont eux-mêmes de deux types : à fond carré (comme les édicules A) ou à fond arrondi (comme les édicules B). Dans le cas de la station de la rue de l’Alma, il s’agit d’un fond arrondi. C’est précisément ce modèle qui sera repris pour les entourages des stations des sections souterraines de la ligne 2 que Guimard supervisera de façon partielle avant de rompre son contrat avec la CMP.

Pour assurer la fonction de signalisation, Guimard dote ces entourages d’un élégant portique formé de deux candélabres réunis en hauteur par deux pièces de fonte où s’insère l’enseigne en pierre de lave émaillée recto-verso. La plupart des entourages découverts qu’ils soient à fond arrondi ou à fond carré ont une largeur de trémie de trois mètres qui détermine ainsi la taille des pièces en fonte du porte-enseigne, mais aussi de la largeur de l’enseigne et le type du graphisme. Car dans le cas d’une largeur plus importante (3,50 m à Palais Royal), Guimard crée une enseigne un peu plus large dont le graphisme est différent. Pour la station de l’Avenue de l’Alma, il s’agit du modèle que nous avons appelé « entourage grand A » employé pour une trémie de 3 mètres. Cette enseigne est signée « Hector Guimard Archte », de la même manière que le sont les autres enseignes de ce premier chantier.

Rebaptisée « George V » en 1920 en l’honneur du souverain britannique, la station semble avoir subi peu de changements, hormis la perte de ses verrines originales (globes rouges d’éclairage), jusqu’au démontage de son entourage en 1974. Avant cette époque, la RATP avait l’habitude de « cannibaliser » ses entourages Guimard, c’est-à-dire d’en récupérer les pièces et de les stocker (sans mention de leur station d’origine) pour les réutiliser sur un autre entourage en cas de bris de pièce. Elles ont aussi servi à reconstituer des entourages plus ou moins complets donnés à des musées ou à des institutions. Mais dans les années 70, sensible au changement de perception dont l’Art nouveau fait l’objet, et antérieurement à l’inscription à l’inventaire des monuments historiques de 1978 de la totalité des ouvrages Guimard subsistants, la RATP va préférer, lorsque des travaux d’infrastructures ou de voirie l’imposeront, déplacer les entourages Guimard sur d’autres sites. Parallèlement, en 1974, le maire de Nogent-sur-Marne, dans une démarche patrimoniale du même genre que celle qui lui avait fait récupérer un pavillon des halles de Baltard, acquiert l’entourage de la station George V. Depuis lors, ce dernier est simplement placé en réserve, en pièces détachées.

Entourage Guimard, musée de Toledo

Entourage Guimard au Toledo Museum of Art

Il semble qu’il puisse à présent être prochainement remonté pour être présenté au public. En l’absence de station de métro à Nogent (à ne pas confondre avec une gare du RER), il nous semble que l’entourage pourrait faire l’objet d’une présentation similaire à celle adoptée dans deux musées américains (à la National Gallery of Art de Washington et au Toledo Museum of Art), c’est à dire d’une implantation en extérieur, sur une surface où la trémie est simplement esquissée, ce qui permettrait au public d’en apprécier de près et sans danger les qualités à la fois décoratives et structurelles.

Sachant qu’il reste à Paris soixante entourages Guimard découverts à écussons, dont une bonne proportion sont à fond arrondi, quel est pour l’historien, l’intérêt primordial de l’entourage George V ? Il s’agit bien du seul entourage à écussons à fond rond et à largeur de trémie de 3 mètres subsistant du premier chantier du métro en 1900, dont nous savons qu’Hector Guimard a supervisé l’installation. S’il est possible que certaines pièces de fonte aient été remplacées au cours des sept décennies de son existence parisienne, il est en revanche presque certain que cet entourage n’a pas reçu de fontes réalisées par surmoulage par la fonderie GHM, qui sont apparues sans doute à partir de 1976. Il n’a pas non plus été touché par les grandes restaurations de 1998-2002 au cours desquelles beaucoup de pièces ont été restaurées ou remplacées. Il sera en particulier intéressant de vérifier notre hypothèse de l’existence de deux types de cintrages pour les écussons du fond arrondi.

Frédéric Descouturelle,
avec la collaboration d’André Mignard

Le Cercle Guimard
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Nouveau dossier en ligne : répertoire de fontes

dossier_fontes-1Un nouveau dossier est disponible en consultation et téléchargement. Réalisé par Frédéric Descouturelle, il traite des fontes Durenne, Val d’Osne et Bigot-Renaux, en attendant un second répertoire en complément.

Retrouvez une introduction au dossier et le lien de visualisation à l’adresse :

http://www.hector-guimard.net/fr/le-cercle-guimard/dossiers/fontes-1ere-partie/

Le Cercle Guimard
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Paul Horn, un élève de Guimard actif à Strasbourg

Les études concernant Guimard (1) font en général l’impasse sur ceux qui furent ses élèves.

stockfeld001-minC’est à l’occasion d’une exposition consacrée à la Grande Percée de Strasbourg (2) que l’on peut découvrir qu’un des architectes de ce projet fut un collaborateur de Guimard.

Afin d’appréhender le contexte, un rappel historique s’impose.

A la suite de la guerre de 1870, l’Alsace et une partie de la Lorraine sont annexées par l’empire allemand. Strasbourg, qui doit devenir une vitrine du Reich (3), voit sa population doubler sous l’afflux de soldats, mais aussi de fonctionnaires, d’artisans, etc.

Otto Back (4) est nommé à la tête de l’administration municipale et décide de lancer un concours pour l’extension de la ville. A l’issue de celui-ci, la surface de Strasbourg va tripler, articulant avec bonheur la Neustadt (5) à la vieille ville. On comptera jusqu’à 2000 chantiers de construction par an !

Back meurt en 1906, laissant la place à Rudolph Schwander, maire élu, de tendance libérale sociale (6). Soucieux du développement économique de la ville, il décide de relier par le tramway la gare (7), la place Kléber (8) et le nouveau quartier de la Bourse, lui-même relié au port. Or, la vieille ville est un lacis de ruelles plus ou moins étroites, voire tortueuses et bordées d’immeubles vétustes, voire insalubres. Les logements des habitants les plus modestes comportent quelquefois des pièces sans lumière ni aération directes. Le manque d’hygiène fait le lit de la tuberculose, de la diphtérie, du typhus, etc.

Afin d’éviter toute spéculation, Schwander fait acheter en secret des centaines d’immeubles afin de permettre la création d’un boulevard de circulation de 18 mètres  de large dans le cœur historique. Mais avant de commettre l’irréparable, il fait inventorier et photographier les bâtiments remarquables devant céder la place. En vue de reloger les locataires chassés par les démolisseurs (9), le maire charge en 1910 Edouard Schimpf (10) de construire une cité-jardin au Stockfeld, à 6 kilomètres au sud du centre historique (11).

Une fois les démolisseurs passés, les architectes, par le biais de concours organisés par la ville, vont pouvoir prendre la relève.


Parmi ces derniers figure un certain Paul Horn (1879-1959).

Après une première formation à Mulhouse, Horn poursuit ses études à Strasbourg, puis à Karlsruhe. Il retourne à Mulhouse pour travailler au service d’architecture de cette ville en 1906 avant de poursuivre son cursus à Munich.

Fin 1907, il se rend à Paris chez Hector Guimard pour y travailler comme en témoigne une lettre de recommandation à entête « Hector Guimard, Architecte d’Art, Castel Béranger 16 rue Lafontaine » datée du 10 mars 1908 et rédigée de la main du maître.

Cette lettre (coll. part.) est ainsi rédigée : « Je soussigné certifie que Monsieur Paul Horn a été employé depuis le 1er décembre 1907 jusqu’à ce jour comme dessinateur Architecte et que pendant son séjour à mon bureau il s’est toujours montré sérieux et assidu. »

Horn poursuit ses études à Stuttgart avant de revenir à Mulhouse, où il ouvre un bureau en association avec Schimpf. Ce dernier est aussi un collaborateur de Fritz Beblo, architecte en chef des services de la ville de Strasbourg.

Horn, informé de l’opportunité exceptionnelle qu’offre la Grande Percée, va s’intéresser au tronçon qui s’étend entre la place Saint-Pierre-le-Vieux et la place Kléber, à savoir l’actuelle rue du 22 Novembre (12). Les parcelles sont proposées selon le principe de l’Erbaurecht (un bail proche de l’emphytéose). Dans ce régime, le candidat se voit mettre à disposition un terrain pour une durée de 65 ans, terme au bout duquel ledit terrain redevient propriété de la ville ainsi que la construction qui l’occupe. En outre, le preneur doit verser une rente annuelle de 4,3 % de la valeur du terrain. Enfin, les acquéreurs doivent posséder au moins 25 % de la somme nécessaire à la construction. En effet, soucieuse d’éviter les « dents creuses » dans la rue, la ville va proposer, via la SDG (13), un prêt pouvant atteindre 75 % du montant des travaux.

C’est ainsi que Paul Horn se portera acquéreur en 1913 des parcelles sises aux 13, 15, 21 & 24 de la rue du 22 Novembre, ainsi que le 9, place kléber. Pour se financer, il fait appel à sa famille (14), et contracte auprès de la SDG un prêt pour une durée de 50 ans à un taux de l’ordre de 5 %. L’importance de l’engagement financier implique que les immeubles soient rapidement rentables. C’est ainsi que le rez-de-chaussée de ceux-ci seront dévolus au commerce. Toujours dans un souci de rentabilité, il choisit des parcelles situées à un carrefour, et opte pour le béton armé (15), tant pour les fondations que pour la structure.

Les façades expriment un langage architectural emprunt d’historicisme. Ainsi les travées sont séparées par des pilastres d’ordre colossal, cependant que les éléments sont disposés symétriquement, conformément à une architecture classique. Les travées se décomposent en trois parties : un rez-de-chaussée surmonté d’un entresol qui se détache de la partie supérieure par une architrave et une corniche. Suivent trois étages carrés dont la verticalité est soulignée par des pilastres demi-engagés. Puis succèdent une nouvelle architrave et une corniche, éventuellement accompagnées d’un balcon pour distinguer l’étage attique, cassant ainsi l’impression de verticalité. La commission des façades encadre l’aspect de celles-ci et impose le choix du grès rose (16) comme revêtement. Horn réussira à négocier pour certains immeubles l’emploi de béton à base de calcaire coquillier.

stockfeld002-minLe 9, place Kléber mérite quelque attention : il est situé au bout de la rue du 22 Novembre (et porte aussi le n°1 de la rue des Francs-Bourgeois). Son emplacement est tout particulièrement privilégié puisque tous les passagers du tram descendant place Kléber passent devant cet immeuble. Horn va donc y aménager un restaurant, un salon de thé, des salles de jeux, et aux étages supérieurs des bureaux et des appartements.

La parcelle voisine, sise au 3, rue des Francs-Bourgeois (17) est acquise par la SDG en vue d’y construire un cinéma : l’Union Theater (18). Horn est chargé de la construction et de son aménagement. Son projet initial prévoit de marquer l’entrée du cinéma par une monumentale marquise d’influence guimardienne (19). Hélas, la commission des façades va recadrer l’enthousiasme de notre architecte qui devra revenir à une façade plus classique. La salle de projection, de style Napoléon III, est classée et restaurée.

Au 15, rue du 22 Novembre, Horn fait édifier un hôtel (20) dont il fera redécorer un salon entre 1926 et 1927 par Sophie Taeuber-Arp dans l’esprit du mouvement néerlandais De Stijl (21).

En 1922, André et Paul Horn obtiennent pour une durée de 90 ans la concession de l’aile droite de l’Aubette (place Kléber). Ils confient à Theo van Doesburg, Hans Arp et son épouse Sophie Taeuber-Arp la conception d’un ambitieux complexe de restauration et de loisirs, à savoir :

-  au rez-de-chaussée : un café-brasserie, un restaurant, un salon de thé, un bar, un bar américain, un caveau-dancing ;

-  à l’entresol : une salle de billard ;

-  au 1er étage : une grande salle de dancing-cabaret, une grande salle de fêtes pouvant servir de cinéma ou de danse.

Cet ensemble, conçu selon les principes du mouvement moderne De Stijl, sera considéré par certains spécialistes comme la « Chapelle Sixtine de l’art moderne ». En 1938, les frères Horn en cèdent la concession. Passée de mode, la décoration est masquée par son successeur, pour être redécouverte dans les années 1970. Cet ensemble sera classé quelques années plus tard, puis restauré entre 1975 et 2006.

stockfeld003-minNotes

(1) Cette remarque reste en général valable pour d’autres architectes de l’Art nouveau, comme Horta, van de Velde, ou Mackintosh, mais moins cependant pour Hoffmann, Wagner, ou Gaudí.

(2) http://archives.strasbourg.fr

(3) Mais aussi une ville de garnison, en raison de son emplacement stratégique.

(4) A lui seul, il cumulera les fonctions de maire et de conseil municipal.

(5) « Ville nouvelle » en allemand, que  l’on nomme aujourd’hui quartier allemand.

(6) C’est dans les quartiers les plus populaires qu’il obtiendra le plus de voix. La Neustadt, occupée par la bourgeoisie allemande, est, de fait, boudée par les Alsaciens de souche.

(7) Il s’agit d’une grande gare, nouvellement construite par les Allemands. La précédente, en cul-de-sac, datait de Napoléon III.

(8) La place la plus centrale de Strasbourg.

(9) Rien que le secteur compris entre la rue du Vieux-Marché-aux-Vins et la Grand’Rue verra la démolition de 126 maisons abritant 3460 habitants.

(10) Une exposition lui est consacrée au CAUE jusqu’au 15 avril 2010 (www.caue67.com).

(11) Cette cité-jardin, aujourd’hui classée mais ignorée des guides touristiques, fête ses 100 ans et fait l’objet d’une exposition commune avec celle de la Grande Percée.

(12) Cette voie, première partie du tracé de la Grande Percée, portait initialement le nom de Neue Straße (rue Neuve) avant d’être rebaptisée de la date de la libération de Strasbourg à l’issue de la 1ère guerre.

(13) La Süddeutsche Diskonto Gesellschaft, une banque de Mannheim, les banques alsaciennes étant trop frileuses pour s’engager dans ce projet.

(14) Entre autres ses frères André, pharmacien, et Camille, commerçant et sa mère.

(15) Ce matériau offre un coût plus avantageux que les techniques traditionnelles et sa mise en œuvre est beaucoup plus rapide.

(16) Matériau de prédilection des monuments strasbourgeois dont le premier exemple est la cathédrale.

(17) Hochstrasse à l’origine.

(18) Devenu cinéma U.T., puis ABC avant de s’appeler à l’heure actuelle cinéma Odyssée.

(19) Selon les termes de Florence Pétry (cf. bibliographie)

(20) Dénommé Excelsior à l’origine, il porte le nom d’hôtel Hannong à l’heure actuelle.

(21) Titre d’une revue et d’un mouvement artistique fondés en 1917 sous l’impulsion de van Doesburg, Piet Mondriaan, Gerrit Rietveld entre autres. Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/De_Stijl ou http://en.wikipedia.org/wiki/De_stijl ou http://nl.wikipedia.org/wiki/De_Stijl

Bibliographie

F. Pétry, La « Grande Percée » des rues à Strasbourg : la construction des frères Horn. Mémoire de maîtrise, Strasbourg, 2000.

F. Pétry, Paul Horn (1879-1959), Chantiers historiques d’Alsace, 2001, n°4, pp. 245-264.

http://nl.wikipedia.org/wiki/Paul_Horn_(architect)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aubette_(Strasbourg)

http://fr.wikisource.org/wiki/Notices_sur_l’Aubette_à_Strasbourg (article de van Doesburg)

http://www.musees-strasbourg.org/index.php?page=histoire-aubette

Hector Guimard
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Nouvelle adresse postale

Le Cercle Guimard déménage !

Nouvelle adresse postale :

16 boulevard Beaumarchais
75011 Paris

Le téléphone reste inchangé : 01 40 33 40 00

Le Cercle Guimard
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Art nouveau Revival au musée d’Orsay

anr069L’exposition que le Musée d’Orsay présente jusqu’au 4 février 2010 nous montre les diverses influences de l’Art nouveau dans plusieurs domaines artistiques la décoration, le mobilier, le design, etc. depuis 1933 avec l’article de Salvador Dali dans la revue Minotaure jusqu’à la fin des années 1960 avec les graphismes psychédéliques des pochettes de disques.

La confrontation de pièces Art nouveau avec leurs avatars nous permet ainsi de redécouvrir quelques pièces de Guimard telles que des éléments du métro, le projet de couverture pour la Revue d’art ou une superbe étude pour un panneau de lave émaillée.

Hector Guimard
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Nouveau dossier en ligne : Guimard et le verre

Le Cercle Guimard met en ligne son premier dossier sur le thème : Guimard et le verre.

Vous pouvez télécharger ce document au format PDF depuis la page qui lui est consacrée dans la rubrique Dossiers.

Le Cercle Guimard mettra progressivement à la disposition des internautes des dossiers spécialisés au format PDF, faisant le point sur une œuvre en particulier, ou sur  l’utilisation d’un type de matériau.

Le Cercle Guimard
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Bienvenue sur notre nouveau site !

Comme annoncé lors de notre assemblée générale de novembre et après moultes réflexions et grand renfort de café, notre nouveau site est enfin à disposition de tous les passionnés d’architecture Art nouveau et plus particulièrement aux admirateurs du Style Guimard.

Le Cercle Guimard est honoré de vous accueillir sur cet espace de communication.

Notre ambition est de recueillir et regrouper les informations et les documents qui concernent l’œuvre et la vie d’Hector Guimard le plus scientifiquement possible et de doter l’association d’une nouvelle dynamique. Pour cela, un forum devrait prochainement voir le jour. Il permettra à l’internaute de participer à la construction d’une base de données documentaires et iconographiques de référence.

Le Cercle Guimard
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Le métro parisien timbré

Parmi les nouveaux produits issus de l’imagination de nos postiers, dans la série « Collector Timbré » est sorti ce 27 avril 2009 un bloc « Paris 2009 » de 10 timbres autocollants illustrés d’autant de clichés symbolisant Paris. Parmi ces symboles, nous retrouvons bien entendu le métropolitain, et plus précisément le détail d’une entrée de métro d’Hector Guimard.

timbre2009Le cadrage serré du timbre présente un candélabre avec son globe rouge et l’enseigne en lave émaillée avec l’inscription « Métropolitain ». La tonalité jaune fortement marquée de l’image a peu à voir avec les couleurs du timbre émis en 1994 représentant l’écusson en fonte qui compose le garde-corps des stations. Mais quinze ans séparent ses deux timbres ; à quand la prochaine pièce du puzzle ?

Ce bloc « Paris 2009 » est disponible dans les bureaux de poste ou sur le site Internet de La Poste, et ces timbres à validité permanente vous permettront d’affranchir élégamment vos courriers.

Hector Guimard
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L’hôtel Mezzara au cinéma

Le tournage du film au printemps 2008

Le tournage du film au printemps 2008

Le film Chéri de Stephen Frears est sorti ce mercredi 8 avril au cinéma.

Lors du tournage, c’est l’hôtel Mezzara qui a prêté ses intérieurs au domicile luxueux de l’héroïne dans le film, interprétée par Michelle Pfeiffer.

Les murs ont été tapissés pour l’occasion de papiers peints d’esprit Art nouveau. Comme souvent au cinéma, quand un réalisateur souhaite créer une ambiance 1900, il associe à des éléments authentiques décor, mobiliers, etc. une surenchère de détails et d’accessoires plus ou moins « nouilles » qui font sombrer l’ensemble dans le kitsch. Le lit doré notamment, dont le dessin est directement inspiré du graphisme d’un appui de balcon issu des fontes artistiques de Guimard, apparaît comme un ovni dans l’univers de l’hôtel.

Détail amusant, les trucages et le montage du film nous laissent croire que l’hôtel Mezzara se situe face au débouché d’une rue dont on peut admirer la perspective en enfilade depuis le balcon central de la façade. Les connaisseurs apprécieront…

mezzara_tournage

Le tournage du film au printemps 2008

Hector Guimard
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Des fontes Guimard à Saintes

Façade de la maison.

Notre webmestre, habitué des petites rues de Saintes en Charente-Maritime et promeneur curieux, a déniché rue Laroche une gentille maison arborant fièrement quelques fontes Guimard.

Balcon de croisée GE 130 cm (monobloc), 4 scellements GA, deux fois sur la façade.

Datant de 1912, la maison a subi une modification vers 1960. Le propriétaire a transformé l’espace d’entreposage situé sur la partie gauche en salon. Sensible à l’harmonie de la façade, il a installé sur la nouvelle baie créée la rambarde Guimard rallongée pour l’occasion de motifs vaguement dans le goût.

Balcon de croisée GE 130 cm (monobloc), deux fontes non-Guimard de part et d'autre, 4 scellements GA.

Les modèles utilisés ici figurent dans le catalogue des Fonderies de Saint-Dizier. Les références figurent en légende de chaque photo.

Balcon GF ; face : n° 2 + n° 4 + n° 1 + n° 5 + n° 2 (= 1m 73) ; 2 retours : n° 2 (38 cm).

Les Ateliers du Patrimoine de Saintes ont réalisé une plaquette sur la sauvegarde du patrimoine saintais et sur la restauration des façades du centre historique. Les fontes de la porte (que l’on voir sur la photo ci-dessous) y sont représentées en tant qu’exemple d’éléments Art nouveau, mais Guimard n’est pas cité.

Deux panneaux de porte GD juxtaposés

Le Cercle Guimard remercie la propriétaire pour son accueil et pour les informations fournies.

Le Cercle Guimard
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Fin de l’exposition « Le Style Guimard » à Bruxelles

L’exposition Le Style Guimard, Album d’un collectionneur a été présenté du 7 novembre 2007 au 20 janvier 2008 au musée Horta. Cette exposition  comportait quelques 120 cartes postales anciennes partie d’une collection particulière, déjà présentée à l’hôtel Mezzara durant l’été 2006 augmentées de documents et d’ouvrages anciens. L’inauguration de l’exposition s’est déroulée en présence de l’échevin de la commune de Saint-Gilles, de madame Françoise Aubry, la directrice du musée, et des membres du bureau du Cercle Guimard. Les cadres et les vitrines étaient répartis dans les deux salles du premier étage habituellement utilisées pour les expositions temporaires. Durant 11 semaines, quelques 12 000 visiteurs ont eu accès à cette confrontation du Style Guimard dans l’écrin conçu par son « inspirateur » belge, Victor Horta.

Le succès de cette rencontre entre les deux maîtres de l’architecture Art nouveau doit beaucoup au conservateur du musée, madame Françoise Aubry, qu’il convient de remercier vivement. Le musée Horta a pris en charge l’exposition et a apporté beaucoup de soin et de raffinement à la présentation des documents anciens. Pour l’occasion, il a également édité une série de 8 cartes postales, sorte de fac-similé de la série de cartes Le Style Guimard, mises en valeur dans un dépliant présentant les textes d’introduction à l’exposition.

Exposition à Bruxelles : livret

Vous pourrez retrouver dans la rubrique Presse les articles concernant cette manifestation.

Nous espérons que cette première collaboration avec un musée ne restera pas unique et nous explorons actuellement d’autres pistes pour renouveler cette expérience, enrichissante pour tous.

expobruxelles

Le Cercle Guimard
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Assemblée générale du Cercle Guimard

La 4e Assemblée générale du Cercle Guimard s’est tenue dans les salons de la Mairie du XVIe arrondissement de Paris. Le bilan des actions passées et le grand projet de 2009, à savoir le nouveau site Internet de l’association, ont été présentés à la trentaine d’adhérents présents.

Nous espérons mettre en ligne ce nouveau site le plus rapidement possible. L’objectif à atteindre est de créer un véritable centre d’information et de documentation sur Hector Guimard et l’architecture Art nouveau tout en dynamisant le Cercle avec un outil de communication fédérateur pour les adhérents comme pour les passionnés.

Les adhérents qui le désirent peuvent obtenir un fichier PDF du compte-rendu de l’Assemblée générale du 22 novembre en nous exprimant leur demande accompagnée de leur adresse internet.

Le Cercle Guimard
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Nouvelles acquisitions au Musée d’Orsay

Le numéro 26 de 48/14, la revue du Musée d’Orsay, nous offre deux actualités très intéressantes, sous la plume de monsieur Philippe Thiébaut, conservateur en chef.

Tout d’abord un article intitulé « Art nouveau et Revival : le décor de film dans les années 1960 en France » traitant des films qui ont utilisé ou créé des décors Art nouveau, que ce soit pour rendre l’atmosphère 1900 d’un film historique ou simplement en retirer une ambiance étrange et décalée. Bien entendu le Castel Henriette et son univers très particulier y figurent en bonne place.

Ailleurs il est question de l’entrée dans les collections du musée, par achat en 2007, de sept modèles et projets de luminaires électriques de Guimard. Il s’agit de dessins à la mine de plomb et gouache aquarellée (format approximatif : H. 30 ; L. 20 cm) présentant trois modèles de plafonniers et un modèle de lustre, ainsi que trois projets : un lustre, un plafonnier et une rampe lumineuse.

Une autre information a retenu notre attention. Il s’agit d’un support de calendrier éphéméride, en grés émaillé de la Maison Émile Muller et Cie qui a rejoint les collections du Musée d’Orsay par donation en 2007. De dimensions modestes (H. 29,5 ; L. 23,3 ; Ép. 1,7 cm), cette pièce étonnante peut être rapprochée de l’œuvre de Guimard puisque parmi les éléments décoratifs figure l’emploi du motif de chardon stylisé, créé par l’architecte pour la Grande Tuilerie d’Ivry et qu’il a utilisé sur les panneaux de céramique ornant l’hôtel Jassedé au 41 rue Chardon-Lagache en 1893.

Hector Guimard
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Tournage à l’hôtel Mezzara

mezzara-tournage02Certes le bruit courait. Mais la surprise fut grande pour deux membres de l’association lorsqu’ils découvrirent qu’un tournage avait lieu à l’hôtel Mezzara.

En effet, Stephen Frears réalise actuellement une adaptation cinématographique de Chéri, tiré de l’œuvre de Colette. Le rôle principal est tenu par Michelle Pfeiffer, et son personnage, Léa de Lonval, habite ce bel hôtel particulier.

mezzara-tournage03Le tournage devrait durer plusieurs semaines et l’hôtel fait visiblement l’objet d’une intervention technique impressionnante. Sur la façade palmiers, plantes grimpantes et autres éléments végétaux ont été ajoutés jusqu’à en camoufler presque tout le rez-de-chaussée.

Quelques vues prises à la dérobée par l’un de nos membres montrent le couloir d’entrée tapissé par un papier peint conçu dans l’esprit de l’Art Déco à ses débuts.

La porte ouvrant sur le hall est ornée d’un rideau, et le plafond doté d’un lustre sans doute issu du catalogue Sofar, qui reprend depuis plusieurs décennies des modèles édités par Guimard dans les années 1910.

Mais qu’en est-il plus loin de l’intérieur ? Il nous faudra pour le savoir attendre la sortie du film en salles, prévue pour le printemps 2009…

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Hector Guimard
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Nouvelles acquisitions au Musée d’Orsay

Deux poignées de porte en laiton (H. 12 ; L. 5,8 cm) sont acquises par donation par le Musée d’Orsay.

Il s’agit d’un modèle créé vers 1909-1910, d’un graphisme simplifié contrairement aux créations contemporaines au Castel Béranger.

Hector Guimard
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